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Maroc, soignants face au Corona !!

Au Maroc, on compte les lits d'hôpitaux et puis les lits de réanimation et de soins intensifs, on les compare aux autres pays qui connaissent les conséquences de l'infection au Corona sur la population et puis on dit, on ne pourra jamais s'en sortir !!

Ce compte n'est pas tout à fait pertinent, puisque les lits on pourrait en avoir en réquisitionnant des hôtels et en aménageant des gymnases et des mosquées comme dans n'importe quel temps de crise. Le nerf de la guerre sont les soignants : Les réanimateurs, urgentistes, pneumologues et tous les médecins généralistes qui ne demandent qu'à servir. Et surtout les infirmier(e)s et aides saignement(e)s qui restent souvent au chevet des patients une fois ce dernier mis sous respirateur. Et justement, il nous en faudra des respirateurs en grand nombre, ces machines qui assistent le patient pour respirer une fois les poumons atteints.

Je demande au chef du gouvernement, médecin de formation, au ministre de la santé et surtout à mes confrères réanimateurs de se mobiliser. Les responsables se doivent d'approcher ces acteurs séniors qui œuvrent déjà sur le terrain, de demander leurs avis afin d'améliorer leurs conditions de travail selon les endroits où ils se trouvent et de recruter et former rapidement les médecins juniors aux soins intensifs. C'est le moment d'utiliser à plein régime les centres de simulations qui existent au Maroc et de se rappeler que si des étudiants en médecine de la faculté d'Oujda ont pu devancer des urgentistes européens dans un concours à Prague qu'ils peuvent avec leurs homologues des autres facultés donner mains fortes et soigner les éventuels dizaines patients en état grave attendus. La même chose doit etre faite pour les centaines d'infirmièr(e)s diplômés en poste ou non et qui ne demandent qu'à se rendre utiles.

A situation exceptionnelle, il faudrait agir de façon exceptionnelle et apprendre de ce qui se passe un peu partout dans le monde, surtout en Italie, qui malgré la richesse de la Lombardie, les patients fragiles meurent par dizaines.

Le but de cet écrit n'est pas d'en rajouter à la panique ambiante, bien au contraire, de faire profiter mon pays de naissance de mon expérience d'anticipation dans les crises. Pour avoir le moins de dégâts dans un système de soins très fagile, il faut partir de peu de moyens et se préparer au pire. Et s'il n'y a pas de cas graves, et ce que je souhaites, on aurait appris à se mobiliser ensemble et à travailler ensemble. Le personnel soignant surtout dans le secteur public et les structures hospitalières sortiront gagnants.

Les 10 milliards de dirhams débloqués par Sa Majesté ne peuvent avoir d'impact que si on utilise une bonne part au recrutement, formation dans l'urgence et équipement sans oublier bien entendu les moyens de prévention.

La gestion des urgences en temps de guerre et dans les crises m'ont appris que pour sauver les patients, il faut être devant, pas derrière. Autrement, on perd énormément d'énergie et malheureusement on peut perdre les patients.

Nous ratons pas ce rendez vous avec l'histoire.

Je prie Allah qu'on puisse mobiliser les énergies à temps, sans attendre d'être submergés.